La chambre de l'évêque de Dino Risi bénéficie d'une distribution de choix : outre la splendide Ornella Muti, qu'on ne présente plus, Ugo Tognazzi dans le rôle d'Orimbelli trouve là un de ses meilleurs rôles, en tant que psychopathe pathétique et en définitive assez sympathique. Patrick Dewaere qui campe Marco, le jeune homme revenu de la guerre (l'action se passe en 1946), passant son temps à naviguer sur le Lac Majeur, toujours à la recherche de lui-même via les femmes...comme Tognazzi est finalement un personnage bien moins sympathique que l'envoûtant et déroutant fou qu'est Orimbelli dont le côté grotesque annonce le personnage incarné par Coluche dans "Le fou de guerre" quelques années plus tard. Notons encore la superbe photographie due à Franco di Giacomo, la musique très prenante d'un maestro de la musique de films italiens : Armando Trovajoli. Ce film possède un très solide scénario qui maintient l'attention du spectateur jusqu'à la fin : félicitations au trio des scénaristes : Leo Benvenuti, Piero de Pernardi et Dino Risi bien entendu!
La chambre de l'évêque de Dino Risi bénéficie d'une distribution de choix : outre la splendide Ornella Muti, qu'on ne présente plus, Ugo Tognazzi dans le rôle d'Orimbelli trouve là un de ses meilleurs rôles, en tant que psychopathe pathétique et en définitive assez sympathique. Patrick Dewaere qui campe Marco, le jeune homme revenu de la guerre (l'action se passe en 1946), passant son temps à naviguer sur le Lac Majeur, toujours à la recherche de lui-même via les femmes...comme Tognazzi est finalement un personnage bien moins sympathique que l'envoûtant et déroutant fou qu'est Orimbelli dont le côté grotesque annonce le personnage incarné par Coluche dans "Le fou de guerre" quelques années plus tard. Notons encore la superbe photographie due à Franco di Giacomo, la musique très prenante d'un maestro de la musique de films italiens : Armando Trovajoli. Ce film possède un très solide scénario qui maintient l'attention du spectateur jusqu'à la fin : félicitations au trio des scénaristes : Leo Benvenuti, Piero de Pernardi et Dino Risi bien entendu!
Venez donc prendre le café chez nous!
Parmi les protagonistes, notons évidemment la prouesse d'Ugo Tognazzi, une fois de plus hilarant de veulerie et perversité obséquieuse. Alberto Lattuada a parfaitement réussi cette comédie "à l'italienne" d'une noirceur et d'un cynisme réjouissant. Parmi les actrices, les trois soeurs sont formidables : Angela Goodwin campe Fortunata, l'aînée qui aura "la joie" d'épouser son calculateur de Paronzini (Tognazzi), Francesca Romana Coluzzi dans le rôle de Tarsilla, autre vieille fille au physique impossible mais qui finalement cèdera aux avances du jeune Paolino (Jean-Jacques Forgeaud) et puis deviendra bien entendu la maîtresse de l'abominable conseiller fiscal, héros de la guerre (blessé à la frontière greco-albanaise!); Milena Vukotic joue à merveille le rôle de la femme hystérique et névrosée à souhait (Camilla), qui tombera également "sous le charme" de ce vil séducteur que joue Tognazzi. Le médecin est incarné par Alberto Lattuada lui-même. La satire de cette petite ville de province du nord de l'Italie est vraiment d'un comique fini. Et la finale, très drôle, fait de ce film une grande réussite!
Voici un western-spaghetti original, est-ce dû à la paëlla qui l'agrémente ? Le réalisateur, Damiano Damiani est un homme de talent. Pour mémoire, il réalisa un très beau film intimiste en 1962 : "L'isola di Arturo" tiré d'un roman d'Elsa Morante."Il rossetto" en 1960 n'était pas inintéressant non plus!
Ce film a marqué les esprits notamment car on y trouve un Klaus Kinski excellent dans son rôle de mystique révolutionnaire, un Gian Maria Volonte (dans le rôle d'El Chuncho), dont la naïveté révolutionnaire frise l'inconscience et bien entendu et surtout Lou Castel qui interprète "El Nino", personnage d'un cynisme hallucinant et typiquement américain, finalement fort réaliste! La photographie de Toni Secchi est remarquable, le scope convient parfaitement à ce film de plein air. La musique de Luis Bacalov se marie à la perfection au scénario bien ficelé du talentueux Salvatore Laurani.
Film d'une étonnante modernité, "El Chuncho" mérite le détour!
L'homme à la croix est un film étonnant, datant de 1943, il montre avec un éclat extraordinaire la schizophrénie de Roberto Rossellini. Année importante, 1943, tournant de la guerre en Italie puisque la chutte de Mussolini approche. Ce pamphlet anti-communiste, d'un cléricalisme hallucinant laisse pantois. Et pourtant sous tout cet appareillage écoeurant transparaît l'humanisme fondamental de Rossellini. La composition d'Alberto Tavazzi qui joue l'aumônier force l'admiration, Roswita Schmidt dans le rôle d'Irina est assez convaincante aussi. La photographie due à Guglielmo Lombardi est fort intéressante car elle annonce le Néo-Réalisme.
Drôle de film donc : un film de propagande, fasciste à souhait, et malgré tout la bonté phénoménale, l'intelligence vraie de Roberto Rossellini transpire à chaque plan. A voir absolument!
Parution dans Caligula, Beaubourg, Centre d'art et de culture, Concert pour Michel-Ange
"Plus moche que Frankenstein, tu meures" est un film qui bénéficie d'une brillante distribution. Voici le casting : Le docteur Frankenstein est joué par l'excellent Gianrico Tedeschi, "l'américaine", future épouse du docteur, venant de son Texas natal est la très jolie Jenny Tamburi. L'assistante Alice, amoureuse de son génie de patron, est interprètée par la sexy Lorenza Guerrieri. L'amusante Maud est jouée par Anna Mazzamauro. Quant à l'ineffable Alvaro Vitali, il est un curé myope d'un comique irrésisitible! Bien entendu, la créature, c'est Aldo Maccione en personne! Mais la palme de l'interprétation revient tout de même à Igor : Ninetto Davoli qui apporte une touche poétique pasolinienne à ce film burlesque. Il n'y a pas de temps mort dans ce film grâce au montage d'Angela Cipriani. La musique est parfaite, elle est due à Stelvio Cipriani. Quant au scénario, nous le devons à Massimo Franciosa et à Luisa Montagnana.
En conclusion, il s'agit d'un très agréable divertissement et d'une réflexion intéressante sur la sexualité : la fin du film est l'occasion d'un retournement de situation : le maître et la créature se retrouvent homosexuels et c'est "l'eunnuque" Igor qui devient le chéri de ces dames!